Une campagne de solidarité inédite sur les réseaux sociaux
Le jeudi 23 juillet, des centaines d’internautes guinéens, principalement sur Facebook, ont participé à une campagne sous le hashtag #JeudiNoir pour dénoncer les violences sexuelles contre les femmes. Cette mobilisation, bien que modeste, représente un tournant dans la société guinéenne, où la parole est souvent difficile à libérer sur ces sujets. L’initiative a été lancée par des militantes féministes qui réclament une application plus sévère de la loi pénale et une accélération des procédures judiciaires dans les affaires de violences sexuelles.
Le contexte des faits : des vidéos choquantes révélées en ligne
Cette campagne trouve son origine dans la diffusion, une dizaine de jours auparavant, de deux vidéos montrant des viols collectifs sur des adolescentes dans la localité de Mandiana, située dans la région de Kankan, au nord-ouest de la Guinée. Dans ces vidéos, on voit trois jeunes hommes – identiques dans les deux images – commettre ces actes dans une maison abandonnée. Ces enregistrements, réalisés par les agresseurs eux-mêmes, datent du mois d’avril et avaient déjà été partagés sans provoquer autant d’émotion.




